Comment décoller en langues étrangères ?

Le don des langues, une expression qui sonne comme une excuse quand on croit ne pas l’avoir…

Or, nul n’est besoin d’être Einstein ou porteur d’un gène spécial pour apprendre une langue !! Pas de grand secret en fait, mais surtout deux éléments à travailler en premier, le mental et l’organisation ! En effet, une véritable réflexion personnelle et une stratégie d’apprentissage doivent être mises en place avant toute chose. Si elles peuvent sembler évidentes, elles sont trop souvent oubliées, négligées ou mal choisies.

Une approche nouvelle, loin de « l’ornière » de l’école et des schémas classiques des cours de langues de la formation professionnelle, est donc indispensable pour rejeter le carcan des vieux réflexes et intégrer également l’usage des nouveaux outils du web 2.0. Un tour d’horizon des clés essentielles pour bien démarrer :

Franchir la « barrière de la langue »

Se débarrasser des mauvaises habitudes d’apprentissage et des fausses idées est aussi un challenge difficile tant elles sont ancrées en raison d’un environnement toxique :

L’âge n’est pas un problème ! Les adultes apprennent mieux, mais différemment. Ne pas se focaliser donc sur le « démarrer tôt » si vous êtes parents ou adultes.

C’est la régularité, continuité et le temps d’exposition (en particulier sur place, à l’étranger) plus que l’âge de départ qui semblent être les facteurs déterminants pour bien apprendre.

Avoir les bonnes motivations et joindre le motiv’club pour en trouver.

Rassembler tous les ingrédients nécessaires

Un seul qui manque et c’est le flop assuré ! Ne pas négliger la régularité, car si l’enthousiasme nous fait démarrer, c’est elle qui nous fait continuer en créant une routine qui, respectée, conduit immanquablement sur la voie du succès !

ingrédients pour réussir en langues

Les six ingrédients visualisés par cette fusée prête à décoller :

  • Le plan de vol, c’est savoir où on va, connaître ses objectifs, une méthodologie…
  • La toolbox, ce sont les instruments qui entourent la méthode et développent tous les aspects d’une langue
  • Un manuel/méthode structuré et structurant
  • La régularité est primordiale
  • L’enthousiasme se trouve parmi les motivations. Différent de la volonté !
  • Le professeur, coach ou tuteur aura toujours les réponses à vos questions en temps réel. Le choisir est un exercice délicat.

Apprendre à apprendre

Pour mieux progresser, économiser du temps, des efforts et de l’argent, il faut non seulement avoir une stratégie « langues » mais aussi commencer par « apprendre à apprendre ». Un rappel utile: les lois du temps et de l’efficacité au travail de Pareto à Murphy.

Voici une liste d’étapes à suivre extraite d’une animation pour les entreprises « apprendre avec efficacité et rentabilité les langues étrangères » :

Comprendre :

  • Votre parcours linguistique et langagier (vos acquis et mauvaises habitudes)
  • Pourquoi apprendre une langue étrangère (vos motivations et besoins)
  • Identifier les freins, les comprendre et les dépasser (lever la barrière)
  • Connaître les continuums et convergences linguistiques (l’intercompréhension)
  • Viser le plurilinguisme (ouverture sur le monde et synergie)

Apprendre à apprendre :

Organiser

  • Bâtir une stratégie  “langue et communication” optimale (objectifs, gestion du temps, budget) et créer sa « routine » d’apprentissage

Préparer

  • Viser l’efficacité et la rentabilité
  • Mémoriser, entretenir, réactiver
  • Avoir un mental gagnant et une forte motivation
  • Douîou spik international?  Cultiver l’interculturel, mode d’emploi des langues

Agir

  • Premier pas (comment bien démarrer)
  • Vivre les langues vivantes (ne s’usent que si l’on ne s’en sert pas)
  • Choisir les bons outils et ils sont très nombreux 🙂
  • Prévoir des opportunités d’usage (immersion) comme un voyage touristique culturel Clio, une immersion en famille Lingoo,  un voyage d’affaires, la participation à des clubs de conversation comme Speakmeeters. À programmer dès le départ pour avancer efficacement et durablement tout en respectant un planning motivant avec sa finalité et une « dead line » bien vivante.

Développer ses capacités biologiques et mentales

Écoute, relaxation, hypnose, mémoire, empathie, déconnexion avant un cours… Une préparation physique et mentale prédispose toujours à un bon apprentissage. Étudier aussi votre potentiel en fonction de votre rythme biologique et vos contraintes.

Choisir ses langues au long cours

Découvrir le monde des langues en osant le plurilinguisme et le long terme. Étape une, faire son marché… Lire aussi le chapitre consacré au choix d’une langue dans l’article « démarrer tôt« .

language-world-map

En créant un programme perso :

La motivation

Le plus important… Piocher dans cette liste et ajouter les vôtres :

  • apprendre à chanter
  • apprendre la calligraphie chinoise, japonaise
  • découvrir une culture
  • un projet de mariage, une romance
  • être européen
  • ma famille, mes racines
  • une envie d’expatriation ou de voyages
  • des études
  • facilités des rencontres
  • un développement personnel, un déblocage de potentiel
  • nationalisme des langues
  • accès à plus d’informations sur le web 
  • sortir de sa bulle pour mieux comprendre sa culture 
  • plus de capacité de décision, confidence
  • impressionner les amis
  • être autonome en voyage
  • développer l’esprit critique
  • recherche de tolérance et d’ouverture sur le monde
  • usage professionnel, valorisation de son CV
  • travailler la mémoire, activer les neurones, prévenir l’Alzheimer, acquérir une meilleure agilité mentale 
  • challenge personnel
  • un hobby
  • s’amuser en faisant des quizz
  • actions caritatives à l’étranger

Les bonnes motivations, source de progrès linguistique, vont de la recherche de racines à l’usage en vacances, des relations amicales ou amoureuses, du plaisir du voyage et de la connaissance et doivent se superposer à la seule contrainte des « affaires ».

Définir des objectifs pédagogiques

Comme avec l’outil d’auto-évaluation du CECR en n’oubliant aucun aspect de la langue :

Exemple: A2 – Niveau Intermédiaire ou de Survie
Mots clés : descriptions, conversations simples.
Comprendre (Écouter) : Je peux comprendre des expressions et un vocabulaire très fréquent relatifs à ce qui me concerne de très près (par ex. moi-même, ma famille, les achats, l’environnement proche, le travail). Je peux saisir l’essentiel d’annonces et de messages simples et clairs.
Comprendre (Lire) : Je peux lire des textes courts très simples. Je peux trouver une information particulière prévisible dans des documents courants comme les petites publicités, les prospectus, les menus et les horaires et je peux comprendre des lettres personnelles courtes et simples.
Parler (Prendre part à une conversation) : Je peux communiquer lors de tâches simples et habituelles ne demandant qu’un échange d’information simple et direct sur des sujets et des activités familiers. Je peux avoir des échanges très brefs même si, en règle générale, je ne comprends pas assez pour poursuivre une conversation.
Parler (S’exprimer oralement en continu) : Je peux utiliser une série de phrases ou d’expressions pour décrire en termes simples ma famille et d’autres gens, mes conditions de vie, ma formation et mon activité professionnelle actuelle ou récente.
Écrire : Je peux écrire des notes et messages simples et courts. Je peux écrire une lettre personnelle très simple, par exemple de remerciements.

Préparer une immersion comme un séjour à l’étranger. Un but motivant à définir en démarrant une nouvelle langue.

Trouver le bon prof, tuteur, coach…

Bénéficier d’un accompagnement

Professeur, tuteur, coach, partenaire natif, tandem… Ne restez pas seul ! Des conseils aussi comme avec ce livre gratuit à télécharger et disponible en 23 langues de l’UE. Eh oui, l’Europe est la championne du monde des langues (origine de langues véhiculaires majeurs comme l’anglais, le russe, l’espagnol ou le français) et de ses problématiques grâce à son histoire et géographie.

Même en auto-apprentissage, il faut à un moment donné faire appel à une personne extérieure. Nous le recommandons à la phase première de démarrage après éventuellement une première découverte avec une application simple. Au moins une dizaine d’heures avant de passer à des outils web est indispensable pour la grande majorité des apprenants. De plus, après un certain nombre d’heures d’étude, la conversation avec une vraie construction de phrases devient primordiale et nécessite un interlocuteur.

Un mixte d’outils et d’enseignants (le fameux « blended ») permettra de réduire le coût total d’un apprentissage, mais vous apprend aussi à travailler seul, mais avec de meilleures fondations. Notons que les prix de cours particuliers en ligne sont devenus très abordables avec une « uberisation » du secteur et son internationalisation (une plateforme française, par exemple, ne propose que des cours entre 5 et 15 € de l’heure). Mais attention, l’expression rapport qualité prix n’a jamais été aussi pertinente pour ce secteur… Si la perspective du choix des 10 000 professeurs d’Italki (par exemple) vous semble ouvrir le paradis de la recherche, c’est plutôt la boite de Pandore qui vous attend !

Trouver le bon (puisque le nouveau paradigme est de choisir son prof au lieu d’être imposé) est une vraie galère. Lire notre article: comment choisir un prof sur le WEB 2.0?

Remplir sa « language tool box »

Les langues étrangères, c’est comme le bricolage, pour réussir il faut une boîte à outils performante et adaptée.

1- Choisir une méthode de base structurée et adaptée à votre niveau actuel:

Il est important de structurer votre apprentissage autour d’une vraie méthode qui vous donne un fil conducteur et un objectif de base. Ce peut être une méthode, des cours en présentiel ou en ligne avec un véritable enseignant (pas un touriste…) ou une rare application qui propose une formation complète comme « les petits mandarins ». Les excellentes méthodes Assimil sont aussi conseillées pour un redémarrage d’une langue connue ou la poursuite d’une activité structurante en fin de méthode de base.

La méthode structurée permet de ne pas s’égarer dans l’océan des formules et outils et de poursuivre un chemin tracé rassurant et encadrant. Mais pour approfondir les divers aspects d’une langue, pratiquer pour de vrai et ne pas tomber dans la routine ou l’ennui, il s’agit de l’entourer de plusieurs outils pour s’aventurer alors dans le hors piste et la réalité.

2- Choisir deux grammaires:

L’une de type lycéen avec l’essentiel et à connaître en totalité, nécessaire et suffisante pour un apprenant étranger. Ne pas se perdre dans les méandres de grammaires complexes (combien de natifs français utilisent le Grévisse (le bon usage)?

L’autre, plus complète, pour consultation et à utiliser ponctuellement au fur et à mesure de sa progression. Il existe aussi en ligne des sites qui font très bien ce boulot !

Ebook, papier ou en ligne, ils en existent des centaines !

3- Bien sélectionner les outils du web:

C’est le moment de remplir votre box selon la langue, le budget, le temps disponible ou vos goûts. Les applications devront correspondre avec les différents aspects et étapes du cycle d’apprentissage en bleu clair… Lire aussi notre article sur le sujet : Conseils pour bien les choisir

Imprimer notre mémo et son cycle d’apprentissage :

Un conseil, favoriser les applications et supports qui vous plaisent et que vous utiliserez plutôt que « des meilleures » que vous abandonnerez éventuellement. Opter aussi pour la régularité et les sessions courtes (sauf pour les films ou musiques) pour ne pas provoquer de « burn-out ». Un contrat de 5 minutes par jour respecté vaut mieux que des gros week-ends envisagés et abandonnés… La régularité est un facteur déterminant (voir le plus important) entre autres pour la mémorisation. Ne pas utiliser trop d’outils non plus à la fois. Penser à alterner leur emploi !

Idées d’outils pour travailler les différents aspects et usages d’une langue

  • Un dictionnaire en ligne (linguee, reverso) ou papier
  • Un vérificateur de prononciation (forvo)
  • Un abonnement pour l’immersion vidéo (yabla)
  • Un cours de grammaire en ligne pour un cap difficile de grammaire (le russe cas par cas)
  • Un manuel de conversation (Berlitz, harraps)
  • Une méthode Assimil pour travailler les dialogues ou réviser/reprendre une langue
  • Des contacts et conversations (skype, Italki,…)
  • Un cahier d’exercice papier ou en ligne (Assimil, espagnol facile)
  • Un cahier d’écriture (chinois, russe…)
  • Une grammaire simplifiée (le mémento du germaniste édition Vasseur, grammaire italienne Larousse à moins de dix euros,…)
  • Un abonnement à une appli vocabulaire (learn with oliver, worddive…) pour s’occuper intelligemment à l’aéroport et parfaire sa prononciation et son vocabulaire
  • Des rencontres face à face (meet-up)
  • EnglishWaves (écoute d’immersion)
    Go English (magazine en anglais spécialement conçu pour l’apprentissage)
  • Vidéos avec Captionpop ou Youtube
  • Chansons et spectacles en vidéos pour le fun et le travail de la mémoire « plaisir » (Got talent et the voice, pinterest.com) ou des apps comme Lyricstraining
  • Des livres sur les us et coutumes comme ceux de l’Afnor, voir l’interculturel, mode d’emploi des langues étrangères 

J’étudie le mandarin

J’étudie l’anglais avec Obeinglish

« Pour se remettre à l’anglais de manière efficace et sans repasser par des cours classiques une bonne connexion internet s’impose. Les nouvelles technologies sont là pour nous aider :

un abonnement Netflix vous permet d’accéder à vos séries préférées en anglais sous-titrées en anglais. Formez-vous simultanément l’oreille à l’accent et l’oeil à l’orthographe.- les outils en ligne Reverso ou Linguee vous proposerons des traductions contextualisées et ce sans frais supplémentaires.

Nous avons également testé les performances des liseuses Kindle ou Cobo. Liées à votre compte AMAZON ou à votre carte FNAC, en moins de deux minutes, vous pouvez télécharger un roman en anglais. Nous y voyons au moins 3 intérêts majeurs :

  • En effleurant un mot de son doigt, le système propose une définition très complète, ouvre l’article Wikipedia correspondant, propose aussi une traduction. On peut également le surligner pour retrouver son vocabulaire plus tard. 
  • Rétroéclairées elles permettent de lire le soir sans gêner son conjoint 
  • Sur une liseuse, il est très facile d’augmenter la taille des caractères 
  • Enfin, on  n’est pas rebuté par le nombre de pages. La liseuse se glisse aussi dans tous les sacs.
  • En métro, en voyage et partout, elle est très pratique. 
  • Elle consomme très peu d’énergie : inutile de la recharger souvent. Bref une liseuse est un excellent moyen de se mettre à lire Harlan Coben ou Ken Follet en anglais.

Les conférences TEDEX en anglais sur toutes sortes de thématiques sont, avec les jeux vidéos, un très bon moyen également de se remettre à l’anglais tout en pratiquant une activité ludique ou en approfondissant des sujets passionnants.

Cette démarche multimédia, vous permettra de gagner en aisance rapidement.

Pour jouer avec vos enfants, Assimil a créé des jeux de Memory pour découvrir le vocabulaire de la maison, du corps humain, des vêtements, des chiffres, des aliments etc. Il existe aussi des jeux de 7 familles en anglais (happy families) ou de découverte du Royaume-Uni.
Et une fois que vous avez mis au point votre stratégie d’apprentissage en fonction de vos goûts, et de vos centres d’intérêts, nous vous proposons d’ouvrir votre o’logbook sur le site www.obeinglish.com/ologbook. C’est un outil gratuit, unique et nouveau qui valorise votre démarche d’apprentissage.Vous pourrez y créer votre profil utilisateur  pour y enregistrer les films que vous avez vus en anglais, les séries, les livres, les jeux video ou les youtubers que vous suivez.
Vous pouvez partager le o’logbook dans la section langues étrangères de votre CV sous forme d’une URL ou d’un QR code. 
Le DRH qui vous recevra en entretien  pourra ainsi voir votre activité régulière en anglais et vous faire parler de sujets que vous connaissez bien.
N’hésitez plus : RV sur www.obeinglish.com/ologbook

Des supports spécifiques pour les « affaires »

  • Un livre format poche pour apprendre ou réviser en voyage et qui contient tous les vocabulaires et phrases de base comme « l’anglais au bureau » d’Harraps
  • Un « langue pour tous » format poche comme l’allemand économique et social qui contient tous les termes des affaires par thèmes et des textes dédiés.
  • Un livre ou fiches sur les chiffres et mesures comme « maîtriser les chiffres en anglais de langues pour tous (format poche)
  • Un livre de termes de négociations comme « petit manuel pour négocier en anglais » chez Larousse ou « travailler en anglais » de l’édition Alistair

Les quatre livres cités tiennent dans un volume de 18 x 13 x 4 centimètres et contiennent tout ce qui est nécessaire pour « la langue des affaires » hors glossaires techniques.

  • Des exercices audio « métiers » comme sur Englishwaves
  • Un dictionnaire/glossaire technique de son métier
  • Un cahier fait maison (avec un logiciel de base de données) de mes argumentaires et un calepin par langue (fait maison) des expressions et vocabulaire de situations que j’ai choisi dans les livres précités (mix langue de base et affaires)

Lire aussi notre article « mythe et réalité de la langue des affaires« !

Un certain nombre de livres spécial business de ma collection ont été achetés à l’étranger dans les pays cibles. Plus facile de trouver en Allemagne un livre sur « faire des affaires avec les Français » allemand-français ou un livre technique multilingue qui ne soit pas hors de prix dans un pays de l’Est… Exemple: l’excellent business anglais-allemand.

Utiliser les trucs et astuces des autres

Les professionnels et leur expérience d’enseignants sont précieux, mais ceux d’élèves comme vous le sont aussi, car encore plus proches de vos préoccupations ! Comparez et retenez ceux qui vous paraissent les plus pertinents.

Un résumé sympa et bien vu d’une école de langue anglaise !

Conseils de pros ou d’amateurs très avertis

La compil’ des trucs et astuces

La blogosphère, où pullulent tant de conseils en tous genres pour apprendre une langue étrangère, est devenue un terrain de chasse de nouveaux et zélés prédicateurs.

Depuis quelques années, et ce, dans le monde entier, une nouvelle vague de gourous, la plupart jeunes voyageurs à plein temps, diffusent la bonne parole aux accents révolutionnaires (en fait souvent, c’est surtout le marketing qui l’est…) inspiré de l’iconique vaisseau amiral « fluent in three months ». Nous avons donc eu l’idée d’une petite compil’ de trucs (trouvés sur le web ou les nôtres) toujours intéressants à connaître et indépendante de toute « vente ».

L’approche

  • Les bonnes motivations (le besoin ne suffit pas!)
  • Viser le plurilinguisme (qui vous ouvre les portes du monde et accroît votre capacité à apprendre). Après 3 ou 4 langues, même plus peur !
  • S’éloigner des méthodes passées si ce n’est pas votre tasse de thé, mais se rappeler que parfois, c’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe
  • Ne pas se mettre la pression, ça rentrera moins bien
  • Ayez un œil neuf et ouvert en mettant de côté les mythes répandus sur le web des langues étrangères
  • Oubliez la légende du Français nul (l’Anglais, oui)
  • Éviter les cours collectifs (en grand nombre). En dehors du fait qu’un cours particulier est adapté et plus intense, l’écoute des erreurs des autres et le faible temps de parole en fait une source de confusion
  • Prenez des « risques » en faisant des choses que vous ne faites habituellement (aborder des inconnus, discuter avec vos voisins en train, bus, avion…)
  • L’intensité et la régularité 2 fois deux heures par semaine est plus payante qu’un gros week-end ou une heure par semaine.
  • Être curieux, observez et écouter (même si c’est impoli 🙂
  • « Do not be concerned with speed, but rather, with accuracy »
  • Trouver les trucs qui vous conviennent. Il n’y a pas de modèle unique ni de situation identique. Les méthodes peuvent varier selon la personne, la langue apprise et l’objectif. Aucune n’est adaptée à tous le monde, chacun doit faire sa propre cuisine.
  • « Language learning is a highly cumulative process. It is like making a tower out of blocks: you keep building on top of what you did the day before »
  • Aller à l’aventure avec des rencontres ou vers des aspects originaux et moins utilisés d’une langue (calligraphie…)
  • Prendre son temps. Ne pas se mettre la pression (vous avez appris le français en trois mois ?)
  • Humilité, patience et volonté. Apprendre une langue, c’est un long chemin à prendre tranquillement avec des hauts et des bas
  • Attitude décomplexée (qui vous demande de parler comme un natif pour communiquer ?)
  • Faîtes des erreurs (et avec le sourire) qui ne sont pas perçues comme telles par des natifs, mais comme le courage et la volonté d’apprendre leur langue
  • Découvrir comme un enfant sans se poser trop de questions
  • Le bon choix d’une langue en fonction de ses objectifs et opportunités d’usage
  • « learn in context ». Plus que des listes de mots, les phrases permettent mieux de retenir le mot ET le sens (exemples : Babla, Linguee, Reverso)
  • Ne pas croire que tout le monde se moque de vous parce qu’il parle une langue étrangère et si c’était le cas imaginez les quand ils parlent, eux, votre langue…
  • L’Europe, avec des langues majeures (anglais, russe, espagnol, français), entre autres, est un formidable terrain d’entraînement avec ses opportunités et ses courtes distances. Profitez-en!

La technique

  • Procédez par petites étapes, n’en faites pas une montagne! se fixer de petits objectifs faciles à atteindre
  • Créer vos propres outils ! Trucs persos pour apprendre
  • Fixer des dates limites dans votre agenda et créer un planning raisonnable, voir très facile à suivre
  • Travailler entre 15 minutes et 30 minutes par jour
  • Se créer des rites et des points ou moments d’ancrage (une tasse de thé, un jour, une heure…) pour baliser la régularité
  • S’inscrire à des applis gratuites qui vous envoient un exercice chaque semaine pour acquérir une habitude et « s’amuser »
  • Trouver des partenaires natifs fiables avec un véritable esprit d’échanges et volonté d’apprendre (pas si facile)
  • Concentrez-vous sur un vocabulaire utile que vous utiliserez souvent d’où la mémorisation, par exemple de 1000 mots qui font 80% des conversations (500 mots, 50% des conversations).
  • Utiliser à fond les mini guides de voyage (Berlitz, Harraps…) en relisant avant l’action (en entrant dans une boutique par exemple)
  • Trouver les opportunités d’utiliser vos connaissances quelque soit votre niveau
  • Achetez une grammaire simple pour ne pas vous décourager (les Français ont ils toute la grammaire de Grévisse à la maison, les subjonctifs sont-ils si fréquents dans la conversation ?)
  • Arriver à « jouer » avec des exercices de grammaire ou s’habituer à une petite lecture le soir d’un article d’une grammaire « alphabétique » (bien choisir le niveau d’exercice et l’outil pour y parvenir)
  • « The only way to learn a language is to make quite a bit of effort on a daily basis.”
  • Pratiquer le « stealth learning » en passant vos logiciels et appareils (tv, mobile…) dans la langue cible.
  • Apprendre la grammaire en « l’écoutant « et pas seulement dans les livres de grammaire. La lecture d’un livre facile vous aidera à la comprendre et l’utiliser
  • Programmer des moments calmes et sans pression pour y prendre plaisir et ne pas en faire un pensum
  • Lire les traductions de chansons, trouvables sur le net à lire en les écoutant
  • Écrire (travail de la mémoire « digitale » et visuelle). Communication sans pression
  • Des post-it sur tous les objets de la maison pour le vocabulaire et faire participer la famille
  • S’initier avec des applis de « gamification » qui font penser aux jeux vidéos pour la phase découverte et initiation comme Duolingo ou Worddive
  • Varier les périodes d’apprentissages avec un travail régulier à votre rythme et des phases intensives (immersions, points de grammaire difficiles, cours intensifs…)
  • Toujours vérifier une prononciation (avec Forvo par exemple) ou une orthographe pour ne pas rester dans le doute
  • Utiliser des logiciels de répétition espacée ou « flashcards » pour réviser et mémoriser le vocabulaire à l’écrit comme à l’oral
  • Parler à voix haute (permet de combattre la peur de parler et aide à la mémorisation par le mouvement des lèvres)
  • « Comment dit-on » votre phrase qui ne s’use jamais quand on s’en sert à l’étranger
  • Les applications « fast and fluent » ne vous dispenseront jamais d’un vrai cours structuré pour acquérir un socle solide et une future base de lancement
  • Variez vos outils pour une plus grande agilité et moins de monotonie
  • Découvrir les nombreuses listes du web, inspirée de l’expérience vécue
  • Savoir étudier!
  • Travailler la mémoire et son organisation avec la petite rédactrice
  • User du multisens (son , image, écrit , prononciation à voix haute, gestuelle, musique…)

L’environnement

  • Conversez, conversez, conversez..(tandem, applis talk, rencontres meet-up, café langues, voyages…). Skype, facetime, hangout…are your best allies!
  • Éviter les environnements « internationaux » et demander à vos interlocuteurs de vous aider (et ne pas parler une autre langue que vous connaissez sauf en cas d’urgence !)
  • Faire un pacte avec la famille et les faire parfois participer avec un jeu. Les initier à votre tour (être prof est très formateur).
  • L’immersion (avec une base minimale solide) est à rechercher en toutes circonstances (cafés, réunions polyglottes, voyages)
  • S’exposer aux natifs (touristes, étudiants, clients…)
  • La musique adoucit les mœurs et développe les langues étrangères. L’association plaisir et travail des langues est un des facteurs de la mémorisation efficace. L’immersion par l’audio ou la vidéo (YouTube, radios, tv, film…) est un moyen naturel d’apprendre sans s’en rendre compte et de s’exposer aux accents et expressions de la vraie vie. Une bonne philosophie, Languages is music  de Susanna Zaraysky
  • Observer et écouter (dans un café, supermarché…) à l’étranger
  • Éviter en voyage les compatriotes et ceux qui parlent une langue que vous connaissez

Notes du Lab

Le bon plan, c’est le mixte « cours individuel + immersion » dans le pays qui sera toujours la plus efficace des méthodes (si l’on remplit certaines conditions comme le choix judicieux de son professeur et de son lieu d’immersion).

Une vraie question est aussi celle du choix entre l’enseignant français qui a appris une langue et le natif qui a appris (ou non) le français. Le natif a pour lui l’avantage de sa légitimité, la rencontre interculturelle et la maîtrise totale de la langue. Mais le Français enseignant a par contre la meilleure compréhension des difficultés (car pour les natifs, c’est toujours évident…) et le décodeur qu’il a dû acquérir pour les comprendre (les natifs). Et parlons aussi des accents et variantes (selon le pays ou la région) qui déstabilisent l’apprenant français ! La question n’est toujours pas tranchée et au lab, nous pratiquons en fait les deux…

Attention à ne pas tomber dans le piège de la recherche sans fin de trucs,  ressources ou  logiciels miraculeux. Ces derniers, et contrairement au message trop souvent diffusé, ne pourront vous faire l’économie d’une méthode ou d’un manuel structuré pour une véritable assise de votre apprentissage. Elles ont l’intérêt de démystifier les langues étrangères, d’attirer un large public et ainsi de lever la fameuse « barrière » mais l’inconvénient de faire un peu trop croire que la route sera facile et ludique à souhait…

Attention aussi à ne pas s’éparpiller et se concentrer sur quelques outils, sélectionnés en fonction de vos aptitudes et habitudes. Il est important, une fois ses outils trouvés, d’en utiliser même peu, mais au maximum. Constituez un kit de survie pour le voyage et un assortiment riche en outils, mais dont l’utilisation est répartie dans le temps avec plus ou moins d’intensité et selon la phase (révision, démarrage, entretien…)

Au-delà du marketing d’applications ou de ventes de livres de conseils « fast sales and reading » il existe des chercheurs un peu moins « clickbait »  et à l’analyse plus « durable »comme l’anglophone « Omniglot » ou les francophones le monde des langues, langues d’ailleurs et, bien sûr, le Lab des Langues 🙂

Pour les accros aux conseils, signalons Eurolinguiste avec Shannon une reine du marketing des langues étrangères et pour les chanceux qui habitent la région de Toulouse un autre laboratoire de pointe, la caravane des langues !

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