La « langue des affaires », le mythe et la réalité

Un Saint-Graal difficilement accessible et réservé à une élite, comme ils disent… En fait, un mythe élitiste et surtout un bon argument pour faire gonfler les factures. Décryptage et mode d’emploi: Comment apprendre la mystérieuse « langue des affaires »?

animal-1297852_960_720

Le mythe de la « maîtrise »

Premier élément à se mettre dans le citron, on n’a pas forcément besoin d’être niveau natif pour faire des affaires! A chaque niveau correspondra un plus à commencer par la capacité et facilité de se déplacer à l’étranger avec un mince bagage de phrases utiles. Beaucoup de professions peuvent aussi se contenter d’un lexique limité pour travailler (les professionnels du football utilisent un glossaire, toujours le même, de quelques centaines de mots). La profession ou l’usage déterminent les besoins justes et nécessaires. Notons que dans les cas pointus et situations cruciales, il faut tout simplement investir dans un interprète.

Des applications nouvelles apparaissent au fur et à mesure de votre progression et leur usage régulier renforce votre aisance et accentue votre progression lentement mais sûrement. Un automatisme se crée alors! N’attendez donc pas la « maîtrise » pour commencer à communiquer avec vos clients, prospects ou collègues qui savent très bien que vous êtes étranger mais remarquerons vos efforts avec bienveillance. On peut d’ailleurs utiliser les nouveaux outils de traduction automatiques en live pour compléter son discours!

Composante d’une langue des affaires

Un niveau de base de préférence B2 du CECR mais on peut faire quelque chose avec du B1. C’est la plus grosse et longue partie du programme dans lequel il faut investir!

B2 – Niveau Avancé ou Indépendant
Mots clés : compréhension courante et capacité à converser, émettre un avis, soutenir systématiquement une argumentation.
Comprendre (Écouter) : Je peux comprendre des conférences et des discours assez longs et même suivre une argumentation complexe si le sujet m’en est relativement familier. Je peux comprendre la plupart des émissions de télévision sur l’actualité et les informations. Je peux comprendre la plupart des films en langue standard.
Comprendre (Lire) : Je peux lire des articles et des rapports sur des questions contemporaines dans lesquels les auteurs adoptent une attitude particulière ou un certain point de vue. Je peux comprendre un texte littéraire contemporain en prose.
Parler (Prendre part à une conversation) : Je peux communiquer avec un degré de spontanéité et d’aisance qui rende possible une interaction normale avec un locuteur natif. Je peux participer activement à une conversation dans des situations familières, présenter et défendre mes opinions.
Parler (S’exprimer oralement en continu) : Je peux m’exprimer de façon claire et détaillée sur une grande gamme de sujets relatifs à mes centres d’intérêt. Je peux développer un point de vue sur un sujet d’actualité et expliquer les avantages et les inconvénients de différentes possibilités.
Écrire : Je peux écrire des textes clairs et détaillés sur une grande gamme de sujets relatifs à mes intérêts. Je peux écrire un essai ou un rapport en transmettant une information ou en exposant des raisons pour ou contre une opinion donnée. Je peux écrire des lettres qui mettent en valeur le sens que j’attribue personnellement aux événements et aux expériences.

On ajoute:

Des phrases toutes faites de la vie courante au bureau mêlant langage courant et mots « métiers » que l’on trouve dans un livre format poche comme l’Harraps « l’anglais au bureau » que l’on peut étudier seul en un mois tranquille ou 15 jours plus intensif. Une petite application comme Mosalingua à moins de 10 euros ou EnglishWaves vous entrainera à correctement les prononcer.

Ce glossaire de mots, toujours les mêmes répétés jour après jour, s’enregistrera automatiquement dans votre cerveau (en sachant que chaque rencontre ou usage est un cours en soi). Prévoir des petites fiches de rappel en attendant. L’anglais (ou autre) des « affaires » est un language pauvre et réduit mais simple que l’on appelle souvent « global English » qui est le language des affaires dans lequel se reconnaissent les locuteurs non natifs car exempt des multiples expressions et variantes dialectales des natifs. Pas de difficultés particulières ici car standardisé à l’usage contrairement au vocabulaire nécessaire à une discussion politique ou philosophique.

Un usage tellement routinier que l’on se surprend un jour à chercher d’autres tournures pour changer un peu…

Le vocabulaire « environnemental » et sectoriel que l’on trouve dans un livre de poche à 10 € comme l’anglais, allemand, espagnol économique et commercial très complet de la c0llection Langues pour tous.

l_anglais-economique-et-commercial-pour-maitriser-la-langue-des-affaires

Le lexique du métier:

Un dictionnaire papier ou en ligne est ici indispensable pour apprendre ou trouver des listes et traductions de mots parfois complexes (et souvent méconnus de la plupart des Français) mais dont l’origine est très souvent latine et pour l’anglais proche du français. La lecture, cueillette de catalogues, manuels ou pages de sites web d’entreprises natives sont un excellent moyen pour trouver les bons termes actuels à moindre effort. Les dictionnaires en ligne sont nombreux y compris les techniques et professionnels comme ceux-ci. Certains pays comme la Russie ou l’Allemagne (arab term) ont publié à des prix très abordables d’excellents dictionnaires multilingues. En France citons techniques-ingenieur.fr ou l’Isit.

Des fiches et des dictionnaires fabrication maison sont à prescrire pour limiter le nombre de phrases et mots vraiment utiles en ciblant vos besoins pour un glossaire assez réduit , précis et maniable. Airtable est un outil en ligne gratuit et partageable en ligne, pratique pour cet usage. Du simple vocabulaire à apprendre et tournant en boucle dans votre vie professionelle. 

Termes de négociation:

Répétitives et pas très encombrantes sont les phrases prêtes à l’emploi de négociation à piocher dans des livres comme « le petit manuel pour négocier en anglais » de Larousse ou « travailler en anglais / vos entretiens d’embauche en anglais » chez Allistair (en occasion) qui résument tout ce qui est nécessaire et suffisant dans un livre qu’on peut étudier en 1, 2 semaines ou un mois seulement selon son appétence et bagage. Créer son petit carnet papier portable (l’écrire permet de mémoriser et d’éviter la panne de batterie) à réviser avant de rencontrer ses interlocuteurs.

Toujours les mêmes expressions comme: c’est trop cher, c’est le meilleur du marché…:-)

Les « chiffres »

Souvent proposés dans les différents ouvrages précités, ils font l’objet de fiches ou tableaux spécifiques (comme pour les incoterms de l’export), d’applis « converter » mais aussi de livre comme le mini-poche de langues pour tous « maîtriser les chiffres en anglais ».

Le mode d’emploi c’est l’intercuturel!

Si vous connaissez la langue mais pas les us et coutumes de l’interlocuteur et que le contexte vous indiffère, quel que soit votre niveau la communication risque d’être difficile voir conflictuelle! C’est un point crucial qu’il ne faut pas négliger en affaires et qui est la source de nombreux contrats perdus et réputations contre productive. Touriste ou pro, la bonne attitude et compréhension feront toute la différence! Des guides par pays ou quelques rares ouvrages français existent sur le marché. Les produits professionnels de Diversophy (voir notre article) sont remarquables à cet égard.

Notes:

L’anglais, l’allemand… des affaires ce sont des phrases et vocabulaire en nombre limité et à l’emploi répétitif que l’on peut apprendre tout seul et à petit prix, pas une nouvelle équation!

Il est plus rentable à notre avis de concentrer d’abord votre formation professionnelle dans la recherche des niveaux B1 et B2 plutôt que d’investir trop tôt dans des formations  » affaires » (toujours plus chères que les autres alors que plus simples) et apprenables à la maison. Les séances d’entraînement et mise en situation (présentiel) indispensables seront alors, une fois ces bases acquises indispensables pour acquérir un minimum d’aisance avant usage et avec un natif ou grand connaisseur apprendre la mentalité locale. C’est dans ce domaine qu’il faut concentrer l’investissement décisif mais souvent coûteux des cours particuliers en réduisant les dépenses dans « l’approche » à l’aide, par exemple, d’applications judicieusement choisies.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.