Apprendre

La « langue des affaires », mythe et mode d’emploi

Un Saint-Graal difficilement accessible et réservé à une élite, comme ils disent… En fait, un mythe élitiste et surtout un bon argument pour faire gonfler les factures. Décryptage et mode d’emploi: Comment apprendre la mystérieuse « langue des affaire »?

Il faut:

Un niveau de base de préférence B2 du CECR mais on peut faire quelque chose avec du B1

C’est la plus grosse et longue partie du programme…

B2 – Niveau Avancé ou Indépendant
Mots clés : compréhension courante et capacité à converser ; émettre un avis, soutenir systématiquement une argumentation.
Comprendre (Écouter) : Je peux comprendre des conférences et des discours assez longs et même suivre une argumentation complexe si le sujet m’en est relativement familier. Je peux comprendre la plupart des émissions de télévision sur l’actualité et les informations. Je peux comprendre la plupart des films en langue standard.
Comprendre (Lire) : Je peux lire des articles et des rapports sur des questions contemporaines dans lesquels les auteurs adoptent une attitude particulière ou un certain point de vue. Je peux comprendre un texte littéraire contemporain en prose.
Parler (Prendre part à une conversation) : Je peux communiquer avec un degré de spontanéité et d’aisance qui rende possible une interaction normale avec un locuteur natif. Je peux participer activement à une conversation dans des situations familières, présenter et défendre mes opinions.
Parler (S’exprimer oralement en continu) : Je peux m’exprimer de façon claire et détaillée sur une grande gamme de sujets relatifs à mes centres d’intérêt. Je peux développer un point de vue sur un sujet d’actualité et expliquer les avantages et les inconvénients de différentes possibilités.
Écrire : Je peux écrire des textes clairs et détaillés sur une grande gamme de sujets relatifs à mes intérêts. Je peux écrire un essai ou un rapport en transmettant une information ou en exposant des raisons pour ou contre une opinion donnée. Je peux écrire des lettres qui mettent en valeur le sens que j’attribue personnellement aux événements et aux expériences.

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On ajoute:

Des phrases toutes faites de la vie courante au bureau mêlant langage courant et mots « métiers » que l’on trouve dans un livre format poche comme l’Harraps « l’anglais au bureau »que l’on peut étudier seul en un mois tranquille ou 15 jours plus intensif. Une petite application comme Mosalingua, English business à moins de 10 euros ou EnglishWaves vous entrainera à correctement les prononcer.

Ce glossaire de mots, toujours les mêmes répétés jour après jour, s’enregistrera automatiquement dans votre cerveau (en sachant que chaque rencontre ou usage est un cours en soi). Prévoir des petites fiches de rappel en attendant. L’anglais (ou autre) des « affaires » est un language pauvre et réduit mais simple que l’on appelle souvent « global English » qui est le language des affaires dans lequel se reconnaissent les locuteurs non natifs car exempt des multiples expressions et variantes dialectales des natifs. Pas de difficultés particulières ici contrairement au vocabulaire nécessaire à une discussion politique ou philosophique.

Un usage tellement routinier que l’on se surprend un jour à chercher d’autres tournures pour changer un peu…

Le vocabulaire « environnemental » et sectoriel que l’on trouve dans un livre de poche à 10 € comme l’anglais, allemand, espagnol économique et commercial très complet de la c0llection Langues pour tous.

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Le lexique du métier. Un dictionnaire papier ou en ligne est ici indispensable pour apprendre ou trouver des listes et traductions de mots parfois complexes (et souvent méconnus de la plupart des Français) mais dont l’origine est très souvent latine et pour l’anglais proche du français. La lecture, cueillette de catalogues, manuels ou pages de sites web d’entreprises natives sont un excellent moyen pour trouver les bons termes actuels à moindre effort. Les dictionnaires en ligne sont nombreux y compris les techniques et professionnels comme ceux-ci. Certains pays comme la Russie ou l’Allemagne (arab term) ont publié à des prix très abordables d’excellents dictionnaires multilingues. En France citons techniques-ingenieur.fr ou l’Isit.

Des fiches et des dictionnaires fabrication maison sont à prescrire pour limiter le nombre en ciblant vos besoins pour un glossaire assez réduit , précis et maniable. Airtable est un outil en ligne gratuit, partageable en ligne pratique à cet usage). Du simple vocabulaire à apprendre et tournant en boucle dans votre vie professionelle. Pour un pro du football en anglais, par exemple, c’est 100 mots.

Termes de négociation:

Répétitives et pas très encombrantes sont les phrases prêtes à l’emploi de négociation à piocher dans des livres comme « le petit manuel pour négocier en anglais » de Larousse ou « travailler en anglais / vos entretiens d’embauche en anglais »chez Allistair qui résument tout ce qui est nécessaire et suffisant dans un livre qu’on peut étudier en 1, 2 semaines ou un mois seulement selon son appétence. Créer son petit carnet papier portable (l’écrire permet de mémoriser et éviter la panne de batterie) à réviser avant de rencontrer ses interlocuteurs.

Toujours les mêmes expressions comme: c’est trop cher, c’est le meilleur du marché…:-)

Les « chiffres »

Souvent proposés dans les différents ouvrages précités, ils font l’objet de fiches ou tableaux spécifiques (comme pour les incoterms de l’export), d’applis « converter » mais aussi de livre comme le mini-poche de langues pour tous « maîtriser les chiffres en anglais ».

Notes:

L’anglais , l’allemand…des affaires ce sont des phrases et vocabulaire en nombre limité et à l’emploi répétitif que l’on peut apprendre tout seul et à petit prix, pas une nouvelle équation!

Il est plus rentable de concentrer votre formation professionnelle dans la recherche des niveaux B1 et B2 que d’investir dans des formations « des affaires » (toujours plus chères que les autres alors que plus simples) et réalisables à la maison. Quelques séances d’entraînement ou « débuggage » sont toutefois souhaitables en présentiel ou cours particulier.

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