Les jeudis de Mundolingua

Ce sont des conférences à tout petits prix sur des Sujets très pointus mais pour un grand public. Et des érudits en « live » ! Consulter le site de Mundolingua pour en découvrir les prochaines!

Le site des jeudis de Mundolingua

Des exemples (passés):

« Les origines égyptiennes de l’alphabet »

Les premiers qui ont su isoler, dans leur écriture, les sons consonantiques, ce sont les Egyptiens.  Mais ils n’ont jamais utilisé ces signes pour noter toute leur langue.
Les Cananéens, à leur contact, créent un système alphabétique composé d’une trentaine de pictogrammes à partir desquels émergeront les lettres de l’alphabet phénicien, tronc commun des alphabets sémitiques puis du grec, de l’étrusque et du latin.

Par Rina Viers. Une conférence fascinante et révélatrice des liens entre les langues et des racines égyptiennes de l’alphabet français. Une érudite et voyageuse remarquable était à la manoeuvre. L’espace de Mundilingua est défitivement devenu trop petit pour acceuillir ses aficionandos…


Les langues indo-européennes : Un seul modèle de parenté ?  Par Jean-Paul Demoule. La découverte, vers la fin du 18ème siècle, de la parenté entre les langues indo-européennes, a été immédiatement interprétée comme provenant de l’existence d’un antique peuple primitif (Urvolk en allemand), qui aurait parlé sa langue primitive (Ursprache, en allemand) dans sa patrie primitive (Urheimat en allemand). Ce modèle s’appuyait à la fois sur le mythe biblique de la Tour de Babel, qui avait vu dans les siècles précédents les érudits chercher à classer toutes les langues du monde en un arbre unique, dérivant éventuellement de l’hébreu ; et sur l’exemple historique du latin, à l’origine de toutes les langues romanes. Il est formalisé au milieu du 19ème siècle par August Schleicher, botaniste et introducteur du darwinisme en Allemagne, le premier à tracer un tel arbre et à écrire une fable dans la langue primitive reconstituée. Il ne sera ensuite plus jamais remis en cause par les linguistes indo-européanistes de stricte obédience. Toutefois, en dehors de la linguistique, la recherche archéologique, voire anthropologique et biologique, d’un tel peuple primitif s’est heurtée régulièrement à de nombreuses difficultés, sinon contradictions. C’est pourquoi, dès la fin du 19ème siècle, deux des principaux élèves de Schleicher ont proposé des contre-modèles : Johannes Schmidt avec la « théorie des vagues » (Wellentheorie), et Hugo Schuchardt avec l’exemple des langues mixtes et des créoles, qu’il fut le premier à explorer de façon systématique. Ultérieurement, avec Nikolaï Troubetzkoy et la notion d’aire linguistique (Sprachbund), la piste de modèles alternatifs a continué d’être explorée. C’est donc certainement dans cette direction que la solution historique de la parenté entre les langues indo-européenne pourra être peu à peu approchée.


Langues et mondialisation, par Louis-Jean Calvet. Environ sept mille langues et deux cents pays: le monde est plurilingue. Mais la mondialisation a institué un véritable marché au langues surlequel elles n’ont pas le même poids, pas la même valeur. Cette situation sera présentée à partir du Baromètre des langues du monde Langues et mondialisation, par Louis-Jean Calvet.


Tabous et euphémismes, les inséparables, par Nicolas Ragonneau.Toutes les sociétés ont des tabous et tous les locuteurs développent des stratégies d’évitement ou d’atténuation des interdits, qui sont autant d’euphémismes. Quelque peu oubliés par la linguistique, les euphémismes intéressent le corps, le sexe, la mort, la religion, les massacres de masse ou les scandales que les Etats veulent cacher sous le tapis… sans parler de la race, sans doute le mot le plus tabou de la langue française, et d’autres. Nicolas Ragonneau des éditions Assimil, auteur de plusieurs articles sur le sujet, revient sur les mécanismes d’euphémisation et offre de nombreux exemples dans plusieurs langues. Une intervention sans circonlocutions mais pleine d’humour noir.


Soirée proverbes.Pour cette dernière soirée, Mark le fondateur du musée animera une soirée interculturelle. Nous ferons participer notre cher public qui jusqu’ici a été fidèle et impliqué dans chacune de nos soirées. Chaque participant viendra avec son proverbe préféré que nous allons ensuite partager, et avec l’aide d’un expert dans ce domaine nous  les analyserons. En effet, il y a des proverbes qui se traduisent quasi mot pour mot dans plusieurs langues, d’autres qui véhiculent les mêmes messages mais qui utilisent d’autres images, et puis il y a des proverbes qui n’ont pas de traduction et qui n’existent que dans une seule langue et culture.Pour cette dernière soirée, Mark le fondateur du musée animera une soirée interculturelle. Nous ferons participer notre cher public qui jusqu’ici a été fidèle et impliqué dans chacune de nos soirées. Chaque participant viendra avec son proverbe préféré que nous allons ensuite partager, et avec l’aide d’un expert dans ce domaine nous  les analyserons. En effet, il y a des proverbes qui se traduisent quasi mot pour mot dans plusieurs langues, d’autres qui véhiculent les mêmes messages mais qui utilisent d’autres images, et puis il y a des proverbes qui n’ont pas de traduction et qui n’existent que dans une seule langue et culture.

 

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